Conférence : Cartographie 2.0 : quand les amateurs se transforment en capteurs
La convergence des SIG avec les TIC (Internet, téléphonie mobile) et les systèmes de géolocalisation (GPS) a modifié à la fois l’accessibilité comme les usages des SIG en offrant la possibilité au grand public d’interagir de manière croissante avec les cartes et les données (cartes interactives, globes virtuels, GPS, services mobiles géolocalisés, etc.). Parallèlement, le Web 2.0 a donné naissance à une culture de la contribution qui se caractérise par la montée en puissance des amateurs. Aujourd’hui le grand public lit et écrit les cartes de manière croissantes à l’image d’applications comme Google Maps ou OpenStreetMap.
Au-delà d’un artefact marketing, la cartographie 2.0 est en passe de transformer assez radicalement les approches de la cartographie et plus spécifiquement celles de cartographie participative. Si les méthodes sur lesquelles s’appuie cette nouvelle forme de cartographie sont moins rigoureuses que celles des professionnels (métadonnées, mécanisme de validation, sémiologie graphique…), elles correspondent néanmoins à de nouveaux usages auxquels il convient de s’intéresser. En effet, sur le Web 2.0, les initiatives de cartographie participatives (publiques comme privés) se multiplient dans divers domaines (services aux citoyens, environnement, transports, loisirs, sciences,…).
Cette communication explore le concept de science citoyenne, terme utilisé pour décrire l’engagement des citoyens dans le processus de collecte de données scientifiques. Plus spécifiquement, elle s’attache à décrire le développement d’une science de l’information géographique citoyenne, basée sur les contributions localisées des individus. Afin de démontrer les potentialités de la cartographie 2.0 pour ce type d’initiatives, nous présenterons une série de d’initiatives récentes s’appuyant sur le concept de « citoyens capteurs » pour alimenter la connaissance collective (observations de la faune et de la flore, relevés de pollutions atmosphérique et sonore, aménagement participatif, gestion de crise, etc.). Puis nous discuterons des enjeux, des perspectives et de l’implication des amateurs dans des contextes professionnels (commerciaux ou scientifiques).
Conférencier : Boris Mericskay
| Titre |
Doctorant |
| Organisme |
Université Laval |
| Courriel |
boris.mericskay.1@ulaval.ca |
| Profil |
Titulaire d’une maîtrise de géographie et d’aménagement de Paris 7 (2007), Boris Mericskay est doctorant en géographie à l’université Laval depuis 2008. Sa thèse sous la direction de S. Roche (géomatique) et G. Mercier (géographie) porte sur les nouveaux usages des cartes sur Internet dans le cadre des processus de participation publique. Ses champs de recherche sont : la démocratie participative ; la cartographie en ligne ; le Web 2.0 ; la géolocalisation et la géographie sociale. En parallèle de sa recherche, Boris est auxiliaire d’enseignement dans divers cours universitaires (aménagement du territoire, urbanisme fondamentale et géomatique sociale). |
Coauteurs et collaborateurs : Stéphane Roche
| Titre |
Professeur |
| Organisme |
Université Laval |
| Conférencier |
Non |
| Profil |
Stéphane Roche est professeur titulaire et directeur du département des sciences géomatiques de l’Université Laval. Ingénieur géomètre topographe (Ecole Supérieure Géomètres Topographes –ESGT, 1993), Stéphane Roche est titulaire d’un DEA en aménagement du territoire (1994) et d’un doctorat de géographie (1997), délivrés par l’Université d’Angers. Stéphane enseigne les Systèmes d’information géographique (SIG), la cartographie et la société de l’Information géographique. Ses recherches suivent deux orientations privilégiées: l’analyse des relations entre espaces et sociétés sous l’angle du processus de développement du Géoweb 2.0 ; la conception de solutions géomatiques collaboratives (SIG participatifs, wikiSIG) adaptées à la gestion territoriale participative et au geodesign. Stéphane a coordonné avec Claude Caron (Université de Sherbrooke) l’ouvrage « Organizational Facets of GIS », publié en 2009 par John Wiley & Sons. Il a également été l’éditeur invité (avec Rob Feick, Université de Waterloo) du numéro spécial de la revue GEOMATICA (vol.64, n. 1) consacré à l’Information géographique volontaire – VGI. |